Présentation détaillée du site
 


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Le site de Bactres, très fréquemment mentionné par les auteurs anciens aussi bien grecs que latins ou arabes et persans, a joué un rôle considérable dans l'histoire de l'Afghanistan et également dans celle de l'Asie Centrale toute entière. A ce titre il a attiré très tôt l'attention des chercheurs quelque soit leur nationalité.

A proximité de la ville de Mazar-i Sharif, dans le Nord de l'Afghanistan, au pied des montagnes de l'Afghanistan central et sur les bords de la plaine du Turkestan afghan que limite l'Amou Daria, le site de Bactres est aujourd'hui occupé par une vaste oasis, très fertile, au centre de laquelle se trouve l'ensemble des tépés constituant la ville antique.

C'est le fondateur de la DAFA, Alfred Foucher, qui, en 1923, eut le premier la possibilité d'entreprendre une campagne d'exploration du site de Bactres. 18 mois de travail sur le terrain, dans des conditions très difficiles, ne lui permirent pas de voir se concrétiser les légitimes espoirs que le monde scientifique pouvait fonder sur ce site. A sa suite, mais fort des leçons qu'il pouvait tirer de cette première expérience, En 1947 Daniel Schlumberger entreprit de réaliser une série de puits de sondage répartis sur la totalité du site. L'approche originale qu'avait eu Daniel Schlumberger si elles apporta des données nouvelles pour la compréhension du site ne permit pas, cependant, de mettre en évidence ce qui était attendu de tous : les traces de la présence grecque en Bactriane. Des campagnes ponctuelles réalisées par Rodney Young, puis Marc Le Berre, permirent, elles, d'étudier les remparts de la ville ancienne proposant une périodisation relative de la construction des différents tronçons entourant la Bactres actuelle.

A la suite d'informations sur les pillages dont Bactres avait été le théâtre et faisant état de la découverte de blocs " grecs ", Roland Besenval entreprit, en 2002, de réaliser une prospection de cette zone afin de vérifier la réalité de ces trouvailles.

C'est ainsi qu'il retrouva dans le village de Bagh-i-Oraq des blocs d'architecture de facture grecque et provenant aux dires des villageois d'un secteur du Tepe Zargaran ( le plus oriental des tépés de l'oasis de Bactres) connu sous le nom de Chehel Sotoun (les 40 colonnes). A proximité même du village une rapide reconnaissance permi de repérer également les restes d'une construction enterrée, matérialisée par des parements en pierre ornés de pilastres.